Amnéville, retour à la case départ
Affaiblis par plusieurs départs dont celui du meilleur d’entre eux, constamment pénalisés par des suspensions et touchés par cinq mois d’insuccès en championnat, les footballeurs amnévillois ne visent plus que le maintien en CFA.
Mehdi Martin et les Amnévillois traversent une mauvaise passe qui les oblige à revoir leurs ambitions à la baisse : ils ne visent plus que le maintien en CFA. Photo archives Pascal BROCARD
À l’époque du dernier succès d’Amnéville (l’équipe de football), Amnéville (la ville) cherchait encore un successeur à son défunt maire. Depuis, Doris Belloni s’est installée dans le fauteuil de Jean Kiffer. Et Laurent Fanzel, son adversaire malheureux aux élections municipales, n’a pas davantage renoué avec la victoire sous sa casquette de président de club. Battus samedi à Yzeure, les footballeurs amnévillois viennent de porter leur série d’insuccès à onze matches. Au point de menacer leur maintien au quatrième niveau de la hiérarchie ? « Je ne suis pas inquiet, répond Laurent Fanzel, mais uniquement parce qu’il n’y a qu’une descente en fin de saison. Avec deux ou trois relégations, nous aurions eu beaucoup de mal à nous en sortir. Car l’expérience me dit qu’il n’est jamais facile de sortir d’une spirale comme celle que nous connaissons aujourd’hui. »
Après deux premières saisons impeccables en CFA, au point d’avoir à chaque fois entrevu la possibilité d’une accession en troisième division, Amnéville déchante, occupe la quinzième place sur dix-sept, après avoir encaissé 26 buts en 15 matches, dont 8 au cours des trois rencontres disputées en 2012. « Nous devions engranger les points en janvier, au lieu de quoi nous avons grillé tous nos jokers », estime l’entraîneur franco-belge Pascal Carzaniga. Les Amnévillois ne se nourrissent d’aucune illusion : « Nous n’avons plus d’autre objectif que le maintien », assènent d’une seule voix le président et l’entraîneur. L’explication à cette très mauvaise passe pourrait ressembler à un inventaire : un effectif constamment amoindri par les blessures et les suspensions (« Nous en sommes à neuf exclusions en quinze matches, relève Carzaniga, et même si nous sommes victimes de faits d’arbitrage défavorables, nous en payons les conséquences ») ; une confiance qui s’érode ; un parcours en Coupe de France dévoreur d’énergie (7 e tour sur l’île de la Réunion, 8 e tour cruellement perdu contre le voisin messin) ; et maintenant, des départs en cascade (Natanelic, San Andres, Sahin, plus Steimetz, le chef d’orchestre de l’équipe parti à Metz). À Yzeure, Pascal Carzaniga a aligné au poste d’arrière gauche l’habituel meneur de jeu de l’équipe réserve, Lucas Salé, après l’exclusion d’un autre jeune, Jordane Cesal. « Il n’a jamais pu aligner son équipe type », précise Laurent Fanzel à propos d’un entraîneur à qui il « n’envisage pas une seule seconde » de retirer sa confiance.
Gruszczynski en renfort
Pour compenser les départs mais aussi la suspension de Mehdi Meniri pour son implication dans le déclenchement d’une bagarre à l’issue du match de Coupe face à Metz, Amnéville s’apprête à recevoir le renfort d’un défenseur (l’ex-Nancéien Kébé) et l’actuel buteur de Dudelange, au Luxembourg, Thomas Gruszczynski. « Mais avec ou sans Steimetz, l’équipe n’est plus la même », ajoute Laurent Fanzel, qui mise cependant sur la montée en puissance du Marocain El Janabi. « Il faut que tous nos cadres répondent à nos attentes », insiste Pascal Carzaniga, qui a remarqué « un certain relâchement » après l’élimination en Coupe de France. « Le groupe est touché, témoigne l’attaquant Hakim Menaï, les jeunes n’arrivent pas au meilleur moment, nous peinons à devenir performants tous ensemble mais je suis sûr que nous allons vite renouer avec la victoire. » Samedi de préférence, à domicile, face à Sarre-Union.
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Kébé à Amnéville
Un premier renfort à Amnéville, qui cherche à compenser plusieurs départs hivernaux dont, en défense, celui de San Andres qui s’ajoute à la longue suspension de Mehdi Meniri : sans club, Fodé Kébé vient de s’engager avec le club de CFA. Ancien de Nancy et de Raon, Kebe est âgé de 34 ans.
Laisser un commentaire...AUREVOIR TITI…
A 28 ans, Thierry Steimetz pousse la porte du monde professionnel. Amnévillois depuis 2009, le milieu de terrain offensif s’est engagé hier avec le FC Metz. Le contrat porte sur dix-huit mois.
Thierry Steimetz ne poussera plus la porte des vestiaires amnévillois. Le milieu de terrain commence un nouveau chapitre de sa carrière à Saint-Symphorien. Photo Pascal BROCARD
On ne se sépare pas de son meilleur joueur depuis trois ans de gaieté de cœur. » L’avenir dira si le FC Metz a gagné beaucoup en enrôlant Thierry Steimetz, une réalité officielle depuis hier après-midi.Pas besoin d’attendre, en revanche, pour affirmer qu’Amnéville a, lui, perdu. Beaucoup, pour ne pas dire plus.
Plus de soixante-dix matches (CFA 2, CFA), et près d’une trentaine de buts inscrits : petit par la taille (1,65 m), Thierry Steimetz faisait le bonheur de son président, Laurent Fanzel, depuis l’été 2009. Ce matin, le dirigeant amnévillois mettra un terme au contrat fédéral de son joueur. Un dernier acte qui lui coûtera. Énormément. « Mais, reprend le dirigeant, je ne peux pas empêcher un garçon, qui a toujours été correct avec nous, de saisir l’opportunité de passer professionnel. » On attendra de voir quelle sorte de compensation le FC Metz voudra bien accorder à son voisin de club, qui aura donc fini par lui céder sa plus belle perle. Pour pas un rond.
Pour le joueur, une nouvelle vie commence. Avec tout ce qu’elle suppose désormais d’exigence. « Maintenant, il faut que Thierry se mette en évidence, sur le terrain, qu’il saisisse la chance qui lui est offerte. Notre collaboration porte sur un délai relativement court, mais il a montré qu’il avait des qualités sous le maillot amnévillois, souligne Joël Muller, conseiller du président messin. Thierry Steimetz a dix-huit mois devant lui pour donner raison à ses nouveaux patrons. « Kévin Diaz et Mahamane Traoré sont ici sous forme de prêt jusqu’à la fin de saison. A Thierry de nous prouver qu’il peut être leur digne successeur. » Le pari est lancé.
Les présentations pour demain
Nanti d’une expérience qui lui a notamment permis de passer par le centre de formation du RC Lens et d’évoluer en National, il y a de cela quelques déjà, avec Roye (en 2004-2005), l’ancien meneur de jeu amnévillois débarque aujourd’hui à Metz avec « une grosse envie de joueret de montrer qu’il est en mesure de postuler à une place dans le groupe de Dominique Bijotat », assure Joël Muller.
Injoignable, hier soir, l’intéressé attendra demain matin pour honorer sa première conférence de presse, à Saint-Symphorien. Et il devra encore attendre quelques jours de plus pour apparaître dans le groupe messin. Le temps nécessaire pour se remettre d’une entorse de la cheville droite, entorse que le staff médical grenat n’a pas jugée très grave.
La suite, elle, dépendra évidemment de son adaptation et de sa capacité à convaincre l’entraîneur messin et ses collaborateurs. Peut-être le sont-ils d’ailleurs déjà ? Il y a quelques semaines, le 10 décembre 2011, le capitaine amnévillois avait en effet éclaboussé de son talent la rencontre de Coupe de France face aux Messins : un but, une passe décisive, finalement noyées dans les larmes de l’élimination amnévilloise. Mais ça, c’était dans l’autre vie de Thierry Steimetz.
Laisser un commentaire...San Andres à Hespérange
C’est confirmé : Grégory San Andres quitte Amnéville pour rejoindre le Luxembourg, où le défenseur lorrain vient de s’engager avec Hespérange. Pressenti pour suivre le même chemin, Fatih Sahin n’a quant à lui pas encore rejoint l’équipe actuellement douzième (sur quatorze) en Division nationale : l’attaquant d’Amnéville dispose d’une piste en Turquie.
Laisser un commentaire...Le Père-Noel s’invite à l’école de foot
L’ensemble des joueurs de la catégorie U9 du Cso Amneville a eu droit à la visite du Père Noel au moment des fêtes de fin d’années, avec un petit goûter et des souvenirs pleins la tête…
Laisser un commentaire...Natanelic passe la frontière
D’une fidélité jusqu’ici jamais démentie au CSO Amnéville, le club de sa ville, Christophe Natanelic va franchir le pas, et la frontière : il quitte le quatrième niveau français et s’en va rejoindre l’US Hostert, bon dernier de l’élite luxembourgeoise, la Division nationale. À 33 ans, dont les quinze derniers passés au sein du club présidé par Laurent Fanzel, ce défenseur ou milieu de terrain s’est engagé jusqu’à la fin de la saison avec Hostert, où il rejoint un autre ancien joueur d’Amnéville, Loïc Cantonnet.
Laisser un commentaire...U19 : COUPE GAMBARDELLA
Les Homécourtois ont bien pris le dessus sur des Amnévillois qui se sont procurés de nombreuses occasions.
Les représentants de la cité thermale avaient pourtant pris les affaires en main, ouvrant le score, d’une tête de leur avant-centre Merino, sur un centre de l’arrière latéral Wengert (14 e), très actif durant toute la rencontre.
Pratiquement dans la foulée, Poinsignon, autre attaquant d’Amnéville très en vue, tirait sur le poteau gauche de Berazi (16 e). Le CSO devait se repentir d’avoir manqué le break. D’autant que les occasions restaient l’apanage des visiteurs. Pour Merino par exemple, lancé sur le flanc gauche, qui tirait à côté de la cage de Berazi (25 e), ou Falleti dont le superbe coup franc était sauvé d’une claquette par le portier homécourtois (32 e). Sonné mais pas coulé, le CSH ne renonçait pas. Les partenaires de Plancheria et Pawlowski trouvaient la récompense de leurs remarquables efforts juste avant le repos. Une montée autoritaire de l’arrière Tozzi mettait sur orbite Larabi dont le tir croisé prenait De Marco au dépourvu (42 e).
Amnéville manque de réalisme
Dans la grisaille et le froid, la pluie s’invitait en deuxième période, aux débats très équilibrés. Merino aurait pu conclure une très belle action de Dehar (69 e) ou Wengert cadrer son tir (70 e) pour Amnéville. Une chevauchée de Brua pour Homécourt donna des sueurs froides à De Marco.
En pure perte, il fallut se départager aux tirs au but. Deux arrêts de Berazi envoyaient le CSH au paradis. En l’occurrence les 32 es de finale.
HOMÉCOURT – AMNÉVILLE : 1-1 (Homécourt 4-2 aux t.a.b.)
Mi-temps : 1-1. Complexe de la Plaine. Terrain synthétique.
Arbitre : M. Djedid (Strasbourg).
Buts pour Amnéville : Merino (14 e) ; pour Homécourt : Larabi (42 e).
Thierry Steimetz
Au cœur de sa troisième saison à Amnéville, solidement installé au 4 e niveau de la hiérarchie nationale, Thierry Steimetz n’en finit plus d’épater la galerie grâce à un bagage technique très au-dessus du lot.
Laisser un commentaire...Amnéville – Metz : des sanctions lourdes
Mehdi Méniri et Oumar Sissoko
Un total de vingt-neuf matches de suspension ferme ! Deux semaines après les incidents qui ont émaillé la fin du derby opposant le CSO Amnéville, pensionnaire de CFA, et le FC Metz (Ligue 2) au huitième tour de la Coupe de France (2-3), la commission de discipline de la Fédération française a sévi.
Impliqué dans la bagarre, Mehdi Méniri, le défenseur amnévillois, est le joueur le plus lourdement sanctionné avec dix matches de suspension ferme. L’attaquant El Hadj Belameiri, son coéquipier, écope, lui, de huit rencontres. Le FC Metz n’est pas en reste : le défenseur Bruce Abdoulaye est puni de huit matches ferme et le gardien Oumar Sissoko de trois. Les deux clubs devront, en outre, s’acquitter d’une amende, dont ils ignoraient hier le montant.
« On a voulu sanctionner deux joueurs dans chaque camp et la commission n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. C’est dur », observe Laurent Fanzel. « On ne peut pas dire que ce qu’ont fait les joueurs est bien. Mais de là à ce que ça prenne de telles proportions… » Le président du CSO Amnéville regrette de devoir faire sans ses deux joueurs en championnat dans les prochaines semaines : « On n’a pas un effectif pléthorique, on ne peut pas se permettre de se passer de deux joueurs-clés. »
Joël Muller, conseiller du président du FC Metz Bernard Serin, déplore également ces sanctions. Et fait part de son courroux. « C’est une très grande surprise , dit-il, dans la mesure où la commission s’est réunie hier (jeudi) sans nous convoquer. Ces sanctions sont complètement disproportionnées, je suis curieux de savoir sur quoi ils se sont appuyés pour statuer ! » Etonné par la manière employée, Joël Muller s’interroge tout autant sur le sort réservé à Bruce Abdoulaye. « Il a tout fait pour calmer Oumar Sissoko et, à l’arrivée, c’est un comble, il prend huit matches et Sissoko trois. »
Les formations mosellanes ont l’intention de faire appel. Toutefois, celui-ci n’est pas suspensif, les sanctions s’appliqueront dès lundi.
Laisser un commentaire...D’Amnéville à Metz et de Metz à Amnéville
La passerelle historique qui relie le FC Metz au CSO Amnéville a permis à de très nombreux joueurs de passer d’un camp à l’autre.
Vingt et un kilomètres séparent Metz et Amnéville. Vingt et un kilomètres que de nombreux joueurs et entraîneurs ont parcouru. Dans un sens comme dans l’autre. Une tradition qui remonte aux années 1930… André Frey, tout jeune défenseur du CSO est ainsi l’un des premiers à franchir le Rubicon en signant en faveur du FC Metz en 1937. Il est rejoint la saison suivante par un employé de bureau amnévillois, Antoine Gorius , qui gardera les buts messins jusqu’en 1939 puis de 1945 à 1948 avant de retourner à Amnéville pour enfiler la panoplie d’entraîneur dans les années 1950.
Également formés au CSO, Auguste Sanso (attaquant à Metz en 1967-1968) et l’étudiant en sciences Daniel Jenny (défenseur à Metz entre 1972 et 1981), emprunteront, plus tard, une trajectoire similaire. Tout comme David Fanzel, l’actuel directeur sportif amnévillois, passé par le centre de formation messin, mais qui débutera chez les pros avec le Red Star en 1989.
L’histoire s’écrit également dans le sens Metz – Amnéville. Ainsi, de nombreux joueurs pros du FC Metz ont retrouvé le milieu amateur, à l’issue de leur carrière, sous la bannière amnévilloise. Ainsi, Henri Baillot (attaquant international messin entre 1945 et 1950) a-t-il pris en main l’équipe amnévilloise une fois les crampons raccrochés, tout comme Pascal Raspollini (attaquant de Metz de 1974 à 1979 puis de 1980 à 1982), François Zdun ( lire par ailleurs) et Cyril Serredszum (défenseur messin entre 1989 et 1998) quelques décennies plus tard. Sans parler de l’emblématique Marcel Hussson passé par le banc amnévillois avant de faire le bonheur de celui du FC Metz.
De leur côté, Claude Franquet (attaquant à Metz entre 1971 et 1974), Thierry Pauk (milieu du FC Metz entre 1984 et 1992) ou encore Didier Lang (milieu messin entre 1989 et 1997) ont prolongé leur plaisir ballon au pied au sein de la cité thermale.
Les recalés de la formation messine
Mais depuis quelques années, un nouveau phénomène est apparu, souvent jugé injuste par les intéressés, mais qui profite grandement aux dirigeants amnévillois. « C’est vrai qu’Amnéville profite régulièrement de la formation du voisin messin, explique ainsi François Zdun. Cela permet aux joueurs n’ayant pas percé chez les pros de rebondir chez les amateurs. Un milieu où il y a de belles choses à faire… »
Et ces recalés de la formation messine passés par le CSO sont nombreux. Si Kassim Yildiz et Mickaël Maurice ont eu l’opportunité de vivre quelques matches en Ligue 1 avec Metz avant de porter le maillot amnévillois, des garçons comme Didier Chaillou, David Urek, Mathieu Charpentier, Loïc Cantonnet, David Spir, Arnaud Ribas ou encore Romain Andres ont finalement vécu une deuxième vie de footballeur à Amnéville après des années passées au sein du centre de formation du FC Metz. Tout comme Yannick Suzanne, Loïc Fanzel et Florent Osswald aujourd’hui encore licenciés au CSOA.
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